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54 arbres à abattre, carton jaune pour le Conseil Général du Nord

communiqué de presse des EluEs EELV VdAscq

lundi 11 avril 2011


L’abattage de 54 arbres rue Paul-Doumer, le long de la cité scientifique n’a aucun sens, si un arbre met en danger l’humain, on n’abat pas la totalité !

Nous sommes toujours surpris, en grands naïfs que nous sommes, de découvrir des erreurs de fond de la part de nos grandes collectivités territoriales.

Devons-nous penser que la culture du Conseil Général est toujours basée sur la voirie, rien que la voirie, sur l’économique, rien que l’économique.

Est-ce que le Conseil Général a déjà perdu de vue son concept de "route durable" ou alors c’était un concept vide de sens. Dans ce cas qu’il arrête sa communication autour de son Agenda 21, s’il fait le contraire de ce qu’il écrit.

- Carton jaune en terme de communication, en terme de démocratie.

Le Conseil Général nous met devant le fait accompli. Nous ne pouvons que soutenir le premier magistrat de notre ville lorsqu’il s’élève contre cet acte honteux, que nous pourrions rêver d’un autre temps. L’Agenda 21 passe aussi par des outils de démocratie.

- Carton jaune en terme naturaliste : on n’abat pas d’arbres en plein printemps car il compromet les nidifications en cours, sauf en grande urgence avérée.

- Carton jaune en terme de respect de la population : on évoque la maladie, et oui, l’arbre vieillit, quelques signes certainement de maladies mais rien de bien urgent, cela peut bien attendre l’automne. Ils sont d’origine canadienne ! cela deviendrai également un motif de destruction massive ?

Mais, si le Conseil Général était sérieux, il aurait informé et proposé un plan de gestion prenant en compte ce vieillissement dangereux avéré.

Nous nous interrogeons sur le fait qu’il y a énormément d’arbres vieillissants et nous pensions que c’était une chance pour la biodiversité, même le long des routes.

Appelons un chat, un chat : quelques arbres dérangent la belle ligne droite et une fois abattus ces arbres apporteront la paix pour la gestion de cette route, à moins que d’autres projets non encore dévoilés auraient besoin de la disparition de ces arbres.

Le traumatisme du secteur de la Haute-Borne à la Borne de l’Espoir est largement suffisant, il déstabilise l’humain et l’équilibre naturel du secteur (pour la faune notamment). La zone aura perdu des dizaines d’hectares de boisement, plus ou moins nobles, mais installés depuis plus de 30 ans et dont la biodiversité est reconnue d’intérêt.

Chacun s’y met pour détruire plus ou moins d’espace naturel, de paysage, installés depuis plusieurs décennies, sans envisager de réelle compensation. C’est le cas de l’Etat qui détruit son patrimoine naturel en créant l’antenne Sud pour le stade et qui s’applique ses propres règles, contraire à ce qui est opposable aux autres. Je détruis mais je ne fais pas d’études d’impacts, je ne respecte pas la loi, c’est moi qui commande, l’économique d’abord.

Sans être passéiste, nous déplorons encore une fois, la façon dont se font ces grands projets, leur cortège de conséquences négatives, notamment lorsqu’il s’agit des aménagement de voirie.

Un bel emballage, le moins d’information possible, un minimum de concertation (juste ce que la loi impose). Une fois les travaux lancés : les actes irréversibles si personne ne réagit rapidement.

Au final c’est carton rouge comme le veulent les règles de quelques sports collectifs et nous exigeons l’arrêt immédiat de ces abattages et surtout une présentation précise des impacts des aménagements envisagés.

Nous sommes bien entendu, au côté du maire pour nous opposer physiquement à la destruction,et nous demandons à ce que chaque fois qu’une destruction conséquente d’arbres est envisagée, cela face l’objet d’une transparence auprès de la population et qu’une contre-expertise soit possible de la part de cette population.

Ce cas doit nous servir d’exemple dans la méthode à utiliser.