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Vote du budget 2011intervention des EluEs EELV à Villeneuve d’Ascq mardi 29 mars 2011 Monsieur le Maire, chers Collègues, chers concitoyens Tout d’abord, un grand merci à Michèle Werrebrouck ainsi qu’aux services pour la préparation de ce budget, étape très importante de notre vie municipale et de celles de nos concitoyens. J’aurai pu faire une intervention sur des points plus techniques, mais j’ai préféré donner plus de sens à notre budget, ne pas faire de marketing et encore moins d’effet de manche, comme certains ont pu le faire. C’est le troisième budget auquel je participe, et j’ai comme une légère impression de déjà vu ou entendu concernant notre environnement national et qui va en s’aggravant d’année en année. Nous avons déjà dénoncés la crise économique et financière touchant nos sociétés et l’impact systématique sur les plus faibles d’entre nous et nous pouvons recommencer. L’an dernier il en était de même et dans les années qui suivront, nous craignons de devoir déplorer toujours les mêmes causes et les mêmes effets car rien n’est fait réellement pour que cela change fondamentalement. Aussi, tant que nous n’aurons pas au niveau de nos Etats, changé de modèle économique, de société, nous en serons toujours à essayer de corriger les effets négatifs sur la population avec tous les risques qu’entraine la désespérance d’une partie de la population qui voit son nombre augmenter au fil des mois. Notre modèle est en crise durablement et nous ne le sortirons pas de cet état sans rupture avec le mode de pensée du toujours plus pour un minimum d’individus déjà bien pourvus. Il est urgent de réfléchir au changement de nos modes de consommation et de production sans frustre ce qui n’ont déjà pas grand chose. En 2011, nous le savons toutes et tous que les efforts consentis les années précédentes ne seront toujours pas suffisants et les mesures d’économies engagées par la ville sont d’ores et déjà fragilisés par les désengagements de l’Etat et les perspectives de réforme des collectivités territoriales. Pour la population, 2011 s’annonce mal : Gaz +5% au 1er avril soit +21 % en un an, on ne parlera pas de ses bénéfices depuis que GDF est allié à Suez, ni des investissements désastreux pour l’environnement qui sont envisagés dans le gaz de schiste. EDF réclame son dû pour aider la filière nucléaire, 30% en 5 ans, c’est amusant car il y a encore peu on nous expliquait que le nucléaire permettait d’être à des prix plus faible, le consommateur paie également le plan timoré d’énergie renouvelable Cela a un impact sur le budget municipal et sur le pouvoir d’achat des ménages. La farine, le sucre, l’huile, le pétrole etc…vont augmenté, la liste va continuer à s’allonger et touchera un peu plus les plus vulnérables d’entre nous. En même temps l’Etat supprime dans sa grande largesse des postes d’enseignants, pénalisant l’éducation des futures générations, des postes de fonctionnaires divers et variés pénalisant les services publics, allonge l’âge de la retraite ne favorisant en rien le partage de l’emploi, amoindrit voire diminue le pouvoir d’achat des fonctionnaires sans grand discernement quant aux catégories de personnel. Tente la privatisation du système de santé etc... la liste est longue et désespérante. L’Etat n’augmente pas les impôts sur les revenus mais tape sur tout ce qui peut représenter une source d’économies, ce qui plait plus aux marchés financiers, Le climat est morose et c’est peu dire. Aucun signe positif ne parvient à la population, à cela s’ajoute des images du monde qui ne va pas bien tant sur le plan de la paix, des catastrophes naturelles mais aussi des catastrophes nucléaires et environnementales. Pour en revenir à notre budget 2011, Comme l’an dernier, nous le partageons dans ses grands axes et globalement nous nous y retrouvons. Un budget c’est mettre en place les axes programmatiques du projet municipal que nous partageons mais un budget c’est aussi des choix, Nous ne pouvons qu’être solidaire du choix de poursuivre la qualité du service rendu à la population et le soutien aux acteurs sociaux afin d’atténuer la crise pour les populations les plus défavorisées, Le cap d’une gestion saine de la ville est maintenu cette année encore et n’est plus vraiment à démontrer, permettant de maintenir ou conforter des marges de manœuvre pour des lendemains qui, à ce rythme, malheureusement chantent de moins en moins. C’est pourquoi notre budget se doit d’atténuer le plus possible le désespoir de la population, en renforçant tous les éléments de solidarité, mais en regardant l’avenir sans nous recroqueviller ; en lançant une politique plus forte dans des domaines qui sont essentiels pour répondre à l’urgence sociale et écologique de nos concitoyens et de notre planète car cela est intimement lié. Pour nous le rétablissement des équilibres financiers est ancré. Les dépenses de fonctionnement sont toujours sous contrôle. La part d’autofinancement, nous l’avons vu dans l’exposé de notre adjointe aux finances, est suffisamment élevé pour permettre à la fois d’agir intelligemment sur les différents leviers et prendre des décisions pertinentes au fur et à mesure que s’écoulera l’année et nous appelons de nos vœux un budget supplémentaire plus dopé que l’an dernier notamment en fonctionnement pour garantir la qualité de service de nos concitoyens, d’expérimenter mais cela doit se faire en se dotant d’outils de pilotage pertinents. Nous nous devons de porter désormais un autre regard sur notre budget et lui donner encore plus de sens au service de la population. Nous avons tous en tête que notre environnement économique, réglementaire, est très pesant sur les décisions et les marges de manœuvre sont de plus en plus restreintes. Néanmoins, nous avons quand même la possibilité d’influer sur le cours des choses en posant des actes forts, des actes qui peuvent influencer certains acteurs économiques qui nous contraignent trop actuellement. Je pense, par exemple, à celui que nous avons fait en passant une délibération concernant la directive service et envoyer un signe fort pour défendre ce que nous voulions préserver en tant que service public. Nous pouvons également le faire lorsque nous allons sur le marché de l’emprunt ; en restructurant notre dette en nous orientant vers des établissements les plus éthiques et solidaires possibles, prenant en compte leur impact carbone, la qualité de leurs investissements, la transparence. La puissance du monde de la finance a explosé ces dernières décennies. Ce monde financier, composé des banques et des assurances, a des impacts directs ou indirects très importants sur les populations et l’environnement, ici sur nos territoires et bien au delà dans le monde. Leurs politiques environnementales et sociales sont souvent très superficielles et se contentent d’un habillage. L’Etat ne prend pas encore les mesures de contraintes pour qu’elles assument leurs responsabilités et contribuer à la création de sociétés durables. Ces banques financent des projets portant souvent atteinte aux ressources naturelles, qu’il s’agisse de l’eau, des forêts et de la biodiversité ou des ressources minières (métaux, énergies fossiles) et ces projets se font au bénéfice principal des acteurs les plus riches, et au mépris des impacts environnementaux et sociaux causés par ces projets. Aussi en temps que collectivité, en s’appuyant sur des informations provenant d’organismes indépendants, peut donner un signal de changement, comme cela ce fait sur les achats éthiques. Le particulier que nous sommes peut déjà le faire en s’interrogeant sur ses placements et en consultant les classements établis par ces organismes. Dans les mois qui viennent notre budget devra être analysé différemment. Nous devons lui donner une tonalité plus développement soutenable, d’autres diraient durable, montrant ainsi la nécessité d’agir autrement pour agir durablement. L’objectif de cette vision budgétaire étant d’améliorer l’offre de services aux habitants en intégrant pleinement les enjeux du développement durable : gestion optimisée et moyens adaptés, économie d’énergie, respect de l’environnement, éducation aux "comportements durables", réflexion avec les habitants pour une ville solidaire et ouverte à tous, cohésion sociale, bien-être individuel etc... Cela peut se décliner sous la forme de cinq priorités d’action et cinq finalités : Les priorités d’action :
Ce budget pensé « développement durable » peut être une des réponses à apporter pour améliorer nos prises de décision et associer la population. Cette population en étant plus actrice de son destin, elle verra les choses de façon plus positive, La difficulté qu’il y a à mettre en place ce type de budget est l’organisation, les méthodes de travail, le temps à prendre mais rien n’est insurmontable lorsqu’on est convaincu de l’efficacité de la méthode. Cela passera par la mise en place de diagnostics partagés, d’indicateurs de transformation, de suivi. L’enjeu est bien de répondre aux besoins durables et réels de notre population et de répondre de façon positive à la désespérance actuelle. L’enjeu n’est pas de répondre : toujours plus d’investissement mais c’est pour quoi faire ? répond-t-il à un besoin social avéré ? à un besoin socialement acceptable ? Urgence sociale, Urgence écologique, Urgence climatique, imposent une nouvelle vision. Le budget de notre ville amorce le changement, demain il faudra faire encore plus dans le sens que nous proposons. Lutter contre le fatalisme, le « ça a toujours été comme ça » « on ne peut rien changer ». Une vraie politique de Gauche s’adresse à la conscience et à l’intelligence de ses concitoyens et ne peut donc pas être une politique de gestion de court terme. Le groupe EELV votera donc, sans hésiter, ce budget 2011 INTERVENTION DES ELU(E)S EELV AU CONSEIL MUNICIPAL DU 29/03/2011 ce qu’à dit la presse au sujet du conseil municipal : la voix du nord du 31 mars |
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