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Accueil du site > 3. Economie & Développement > Oui, aux couches culottes dans nos crèches municipales
Oui, aux couches culottes dans nos crèches municipalesmardi 18 mai 2010 Nous réagissons à l’article paru dans la Voix du Nord, de ce lundi 17 mai, concernant l’abandon des couches culottes lavables. En mars 2008, nous avons été surpris de l’arrêt de l’expérience mais attentif aux défauts pointés ayant entrainés cet arrêt. Comme tout projet innovant il existe des défauts de jeunesse et ceux-ci identifiés, ils peuvent être corrigés. Dans le cas des couches lavables nous avons à la fois un problème technique à corriger mais surtout un blocage psychologique ne permettant pas de prendre des décisions dans de bonnes conditions. Nous sommes conscients que l’expérience pouvait amener des inconvénients pour les personnels et que celle-ci devait se faire avec eux en expliquant, en revoyant les protocoles, en aménageant matériellement la crèche pour assurer la qualité des conditions de travail. L’expérience pouvait également heurter les usagers et qu’il fallait prendre en compte car in fine ces usagers de la crèche pouvaient devenir eux-même des usagers de ce type de couches. La collectivité devait investir dans le matériel en prenant en compte son entretien, son renouvellement avec comme objectif de diminuer la production de déchets et un coût bien moindre que le jetable. L’humain, l’économie, l’environnement : le personnel, les usagers, l’économie de la collectivité, la moindre production de déchets, une meilleure santé car moins d’allergies, par exemple. Nous sommes en plein dans le développement durable et sa mise en œuvre pratique, durable, transposable, démultipliable pour la population. Dans le point de non retour qui semble-t-il est atteint, nous nous sommes en total désaccord. Trois ans après le début de l’expérience villeneuvoise, la maternité publique Paul Gellé de Roubaix montre le chemin à poursuivre. Elle vient confirmer le bon choix pris il y a trois ans et qu’il faut de nouveau prendre de façon volontariste et abandonner des résistances purement psychologique. La maternité montre que l’aspect hygiène ne pose pas de problème, que les personnels s’adaptent et que les usagers volontaires peuvent s’approprier ce changement. La collectivité joue ici son rôle de formatrice, de prescriptrice et permet un choix. Un enfant c’est un coût pour la famille, c’est également un coût environnemental par la production de déchets et cela durera deux bonnes années. L’investissement de départ est un peu lourd pour certains budgets mais pourquoi ne pas aider l’acquisition lors de l’arrivée du premier enfant au lieu de donner un chèque "naissance" pour un compte bancaire par exemple. Persévérer dans le choix de l’abandon du passage aux couches lavables, est un choix passéiste, faisant la part belle aux producteurs de jetables, au démarche de consommateur non acteur de ses choix. Les problèmes techniques sont derrière nous pour l’essentiel, le coût du jetable est largement supérieur au lavable en prenant en compte la production de la couche, son lavage, son recyclage. pour en savoir plus le site de l’association "bulles de coton" |
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