Le désintérêt pour la démocratie locale

du constat à la réflexion

vendredi 30 avril 2010


A travers la baisse de l’assiduité des conseillers de quartier aux plénières et de leur très faible participation à la dernière réunion sur le budget, le constat s’impose d’un désintérêt pour la démocratie locale.

Plusieurs éléments pour expliquer cela :

- la délimitation du terrain d’exercice des conseillers de quartiers, que ceux-ci s’attribuent eux-même ou que les instances délibératives leur reconnaissent

- la complexité de la répartition des compétences, entre ville, LMCU, Département, Région, Etat... et qui nécessiterait une vraie formation

- le fait que les lieux de décision ont bougé, sans que l’organisation de la démocratie locale n’ait pour autant suivie, ce qui peut faire naître un sentiment d’inutilité chez les conseillers de quartier : il en est ainsi des Contrats de Territoire, décidés à LMCU et qui engagent l’aménagement à long terme de notre ville. A ce sujet, rappelons qu’aucune information, encore moins concertation n’est prévue à destination des habitants par la Communauté Urbaine !

Hors de toute défiance mutuelle entre conseillers de quartier et élus, il nous faut prendre la mesure de ce désintérêt et travailler de concert pour envisager les améliorations susceptibles de donner un sens concret à la participation et à l’intéressement des habitants à la vie de leur cité.