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Cinéma

Critique sociale du capitalisme

dimanche 29 février 2004, par Groupe des Verts des Catiches


« Critique sociale du capitalisme » du 18 mars au 2 avril 2004

Association pour une critique sociale du capitalisme. Festival de films et débats.

« Moulinex, la mécanique du pire » Jeudi 18 mars. 19 h 30. salle Alain Colas, Lille, métro Marbrerie

Présentation du film Film de Gilles Balbastre, 2003, Point du jour , France 5, 52’. En une vingtaine d¹année, L’entreprise Moulinex est passée du statut de fleuron de l¹industrie française de l’électroménager au dépôt de bilan. Le film retrace l’incroyable enchaînement des revers infligés à cette industrie des 30 glorieuses lorsque les lois du capital se sont mises à fonctionner contre le travail et l’industrie. Débat Les lois de la concurrence sont censées fonctionner à l’avantage de tous. Mais le salarié n’est-il pas celui qui fait toujours les frais, en bout de chaîne, des soubresauts de la concurrence ? L’insécurité des travailleurs est-elle le prix à payer pour le « ravissement » du consommateur A-t-on besoin de la concurrence comme on a « besoin de yaourts » ? Avec Thierry Le Paon, représentant syndical CGT à Moulinex, et Frédéric Lordon, économiste.

« Misère au Borinage » et « Les enfants du borinage » vendredi 19 mars. 19 h 30. salle Alain Colas, Lille

Les films : « Misère au Borinage », de Henri Storck et Joris Ivens, 1933, noir et blanc, muet, 29’. Prod : EPI-Club de l’Ecran. « Les enfants du Borinage » de Patric JEAN, 1999, 54’. Prod : CVB, RTBF-Liège, WIP. En 1933, Henri Storck et Joris Ivens filment la misère dans le Borinage (Belgique) et dénoncent les conditions de vie des mineurs . 65 ans plus tard, Patric Jean la revisite. Là où il pensait la misère disparue, il la retrouve plus présente que jamais. Mais elle a changé de visage : de zone surexploitée, le Borinage est devenu zone sinistrée. Le débat : On culpabilise toujours plus les chômeurs, stigmatisés comme seuls responsables de leur situation. Cela permet ensuite de justifier la réduction de la durée de leurs indemnités, voire de les supprimer. La politique antisociale actuelle va-t-elle nous conduire vers le retour d¹une misère de masse et du travail forcé (RMA) ? Avec Didier Demazière, économiste, et François Desanti syndicaliste CGT chômage.

« Le sang des autres » et « Ouvrier, c’est pas la classe » Samedi 20 mars. 15 H. salle Alain Colas, Lille

Présentation des films : « le sang des autres » de Bruno Muel, 1974, ISKRA et « Ouvrier, c¹est pas la classe », de Patrick Jan, 2002, INA, 52’. Les deux films ont été tournés avec trente ans d¹écart dans les usines Peugeot de Sochaux Montbéliard. Ils livrent, sur des tons différents, des témoignages sur les conditions du travail à la chaîne et ses souffrances au début des années 1970 et 2000. Débat : La pensée dominante voudrait imposer l’idée de la disparition inéluctable du travail ouvrier (tout du moins selon le mode d¹organisation à la chaîne) et par la même des souffrances qui lui sont liées. Pourtant les transformations de la gestion du travail ouvrier créent des nouvelles formes d¹exploitation et de souffrance. Comment lutter ? Avec Gérard Noiriel, historien, et Eric Pecqueur, secrétaire syndical CGT à Toyota Valenciennes

« La raison du plus fort » Samedi 20 mars. 20 h 00. salle Alain Colas, Lille

Le film : Film de Patric Jean, Arte France, 85’. Patric JEAN montre comment la violence et « l¹insécurité » sont avant tout économique et sociale, en lien avec la relégation spatiale et sociale de certains quartiers et certaines population. La criminalisation actuelle de la misère rappelle à ceux qui l¹auraient oublié les logiques de classe qui traversent nos sociétés. Le débat : Face à la montée des préoccupations « sécuritaires », tout se passe comme si la santé, l’éducation, le travail social, la justice, qu¹on pouvait jusqu¹alors considérer comme des structures de progrès, étaient devenues des structures de répression et de régression sociale. Avec Laurent Bonelli, sociologue, Christophe Caron, éducateur, et un représentant du syndicat de la magistrature.

« Pas de repos pour Granny » Le 24 mars 2004 à 20h00. à Arras

IUFM les templiers, Amphi Derisbourg ­ 37 rue du temple Le film : Film de Carine Lefebvre et Veronique Le Billon, 2003, Point du jour ­France 52’ Aux États-Unis, être vieux et travailler n¹est plus une contradiction. Le système de retraite américain ne permet pas à la plupart des citoyens âgés de vivre sans travailler. Pour les industriels les vieux représentent une aubaine : " Ils sont ponctuels, ils ne prennent pas de pauses toutes les dix minutes, ils sont fiables et productifs. " Le débat : « Prendre sa retraite en travaillant après une vie de chômage ! » Quelle est la construction économique qui conduit au paradoxe apparent de la remise au travail des vieux (ou " de l¹allongement de la vie active " ?) alors que le chômage persiste de façon structurelle ? Avec Vladimir Nieddu, syndicaliste SUD Santé-Social, Jacques Nikonof, Président d¹ATTAC France.

« Charbons Ardents » Le 30 mars 2004 à 20h30. à Grenay

Espace Culturel Ronny Coutteure, Bd des Flandres (Direction A1/A21, sortie n°7 Lièvin-Grenay-Bully) Le film : Film de Jean-Michel Carré,1999, 90’. A Tower Colliery, aux pays de Galles, les mineurs ont racheté la mine avec leurs indemnités de licenciement. Elle était condamnée à la fermeture par le gouvernement et ils ont gagné leur pari : l’entreprise est économiquement viable. Mais l’autogestion au quotidien, c’est aussi des débats homériques, le désintérêt de beaucoup, la difficulté de faire circuler l’information, etc... Le débat : Quelles sont et ont été les alternatives à la gestion capitaliste ? En quoi ces alternatives peuvent-elles transformer la société capitaliste ? Avec Daniel Richter, syndicaliste CFDT, et Serge Wolikow, historien.

« Attention Danger Travail » Le 2 avril 2004 à 20h00. à Avion

cinéma Le Familia ­ rue E. Depret Le film : film de P. Carles, C. Coello et S. Goxe, 2003, 109’ Une dizaine de chômeurs et chômeuses racontent pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler. Après avoir fréquenté plus ou moins longtemps le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l’usine, l’entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles de la guerre économique contemporaine. Le débat : « Faut-il perdre sa vie à la gagner ? » Pourquoi cette question n¹est-elle plus posée aujourd¹hui alors que justement les conditions de travail et d¹embauche des salariés s¹aggravent sans cesse ? Avec Laurent Cordonnier, économiste, et Jean-Pierre Levaray, écrivain et syndicaliste