Rassembler les Ecologistes en vue des élections régionales : comment, pourquoi ?

lundi 16 novembre 2009

L’article paru la semaine dernière sur le blog d’un avocat lillois (http://pascal.cobert.over-blog.com/...) a attiré mon attention. Prenant pour prétexte des bruits de couloirs de palais qui voudraient que plusieurs avocats lillois auraient été contactés pour figurer sur la liste Verts/Europe Ecologie aux prochaines élections régionales, l’auteur assimile Europe Ecologie à une « coquille vide » qu’il faudrait remplir à tout prix, en « organisant un casting de célébrités régionales qui n’ont guère d’engagement politique et qui ne sont pas préparé à gérer une délégation dans une grande collectivité territoriale ».


Même s’il convient de redonner à ces rumeurs le statut qui est le leur, à savoir des « on-dit » non confirmés, il n’en reste pas moins que ces propos sont extrêmement interrogeants, pour l’idée même d’ouverture, et plus largement, sur la manière de concevoir la définition de ce qu’est – ou devrait-être – un élu.

Au contraire de Pascal Caubert, je suis persuadée que l’ouverture est la seule condition du renouvellement du fonctionnement de l’appareil politique. Et en opposition à lui, je ne pense pas que l’engagement politique préalable soit un critère indispensable pour être à même de gérer une délégation dans quelle collectivité que ce soit. Cela signifierait qu’en dehors d’un « encartage » politique précoce, voir programmé, la femme ou l’homme aux idées fortes et militantes n’a pas sa place dans le paysage politique.

Faire de la politique autrement (et c’est justement ce qui motive notre parti, à la différence des autres), ça n’est pas apprendre d’abord à être une machine politique pour ensuite avoir le « droit » de faire de la politique, mais plutôt donner la chance à ceux qui, par leurs actions, par leur engagement citoyen, ont l’ambition de faire de leurs idées un moteur de renouvellement du fonctionnement même de la démocratie. Le fonctionnement de l’appareil politique, de ses rouages, de ses compromis s’apprendra ensuite, aux côtés de ceux qui ont déjà l’expérience de l’exercice.

Même si, comme tous les militants, je ne voudrais pas d’une ouverture à n’importe quel prix – contrairement à ce que laisse entendre l’auteur du blog, il ne s’agit pas de recruter pour faire des voix ! - je reste persuadée que les hommes et femmes qui sont engagés au quotidien sur des idéaux que nous partageons sont nombreux dans la région, et je suis confiante sur la réelle démonstration d’ouverture et de collaboration dont nous ferons preuve pour construire la Région de demain.

Nathalie Constant