Retour AccueilLes Verts des Catiches Villeneuve d'Ascq - Lezennes - Ronchin | ||
|
Accueil du site > 2. Territoires, Cadre de vie > Grand Stade > Un soir de match au Pont de Bois, un avant goût pour le futur
Un soir de match au Pont de Bois, un avant goût pour le futursoirée de barrage retour de la Ligue Europa entre Lille et Genk jeudi 27 août 2009 Une fin de journée comme les autres, 17h15, station de métro Lille-Flandres. Pas tout à fait car en ce jeudi 27 août ; il fait encore chaud, il y a un peu plus de foule que d’habitude car la rentrée approche. Plus de foule donc plus de bruit mais un bruit plus tonitruant monte progressivement. Des bonshommes oranges, comme d’habitude, des bonshommes blancs à la casquette bleue en plus grand nombre et qui se regroupent pour descendre sur le quai de la ligne 1 direction 4 cantons, des bonshommes bleus tendance noir, plus inquiétants et casqués en haut de la fameuse ligne. Sur le quai le bruit guttural s’amplifie et là, on découvre un métro bondé avec à son bord des supporters flamands de l’équipe de Genk, un peu échauffés et agités. Un bonhomme orange tente d’expliquer qu’il fallait laisser les portes se fermer, gesticulations, échanges de mots ou plutôt monologue en flamand. La rame démarre avec quelques difficultés. La suivante prend quelques minutes pour faire de même et les supporters laissent les portes se fermer, aidés par les bonshommes blancs et bleus outillés de bombes insecticides (gros format !). Le bruit circula après que la fameuse bombe aurait servi dans un des embarquements suivants. Jusqu’au Pont de Bois, les supporters, concentrés dans une même rame, s’expriment à leur manière et sautent régulièrement. Un voyage un peu agité qui peut en valoir d’autres avec les usagers faisant partager leur goût musicaux à tous. Il faut varier les plaisirs. Arrivé à la station Pont de Bois, comité d’accueil, les supporters sont dirigés sur la place et regroupés. Mais oh, surprise, les cars de police se mettent en position sur la chaussée et bloque tout trafic dans les deux sens et cela pendant près d’une demi-heure. La police voulait les prendre en charge groupé, en les conduisant par le boulevard, ils étaient une petite centaine au grand maximum . La mise en route du convoi pris une bonne demi-heure, paralysant tout le réseau de bus desservant le Pont de Bois dans les deux sens donc empêchant l’accès à la station de métro. Pas d’information du public, on subit et on se tait. Transpôle n’a jamais informé que le trafic serait perturbé et qu’il valait mieux éviter la station si on était pressé. La police, lorsqu’on la questionne, fait son travail et ne s’inquiète pas des conséquences de cet ordre car elle ne se préoccupe que de son travail. Bilan de l’opération, il y a eu de mobilisé presque autant de bonshommes blancs à casquette bleue et de bonshommes bleus tendance noir que de supporters flamands. Coût pour la société car certains viennent de loin, coût pour le trafic perturbé et coûts connexes pour les usagers. Cela donne une idée un peu plus concrète de ce que sera la prise en charge des supporters, un peu bruyant certes, des équipes adverses au Losc et qui ne viendront pas tous en bus spéciaux pour ce rendre dans le projet de future arène à la borne de l’espoir. L’usager du métro, du bus, le riverain a de quoi s’inquiéter un peu plus pour demain. Car au delà du fait que le supporter peut effaroucher certaines personnes c’est tout l’aspect restriction des libertés de circulation que cela remet en cause. Il faudra publier un calendrier des soirées où il faudra être chez soi avant le "couvre-feu" ! Enfin le bus 43 arrive mais l’étape suivante était le passage du boulevard Baudoin IX. Cela se passe à peu près bien, mais à cette heure le supporter automobiliste n’est pas encore là. Le parking est encore peu chargé mais les trottoirs, c’est bizarre, eux sont déjà pris d’assaut par la bagnole. Et oui, garé là, on repart plus vite, car le supporter automobiliste n’aime guère le bouchon de sortie de match et se contrefout de l’usager pédestre ! A quand l’apprentissage du respect des autres usagers, notamment piétons, fauteuils roulants, poussettes, vélos etc... Que nous réserve donc demain si les pouvoirs publics gèrent toujours aussi mal les abords des stades ! Avec un accroissement du public, cela promet ! d’autant que les accès les plus dangereux, par exemple sous la nationale, au niveau de St-Sauveur, sont complètement délaissés par les forces de l’ordre qui devraient jouer leur rôle de protection. On peut le dire aussi facilement en étant soi-même usager du stadium pour aller voir les compétitions d’athlétisme, de football également. un soir pas comme les autres pour les quartiers du Pont de Bois, Chateau, Poste etc.... et dans le futur ce sera comment ??? |
|
|