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« Nos Enfants nous accuseront »Débat au Méliés le 1er mars après la projection de 16h30 jeudi 26 février 2009 Dimanche 1er mars 2009, après la projection du film de la séance de 16h30, au cinéma le Méliés à Villeneuve d’Ascq débat autour du film de Jean-Paul Jaud : « Nos Enfants nous accuseront »avec comme invité : Michel AUTES vice-président Région Nord Pas de Calais à la Prévention et à la Santé adjoint au maire de Seclin Le film « nos enfants nous accuseront » relate l’aventure d’une petite commune du sud, avec des paysages de rêve, dans laquelle le Maire et son conseil municipal ont osé prendre une décision capitale et capable de faire changer les habitudes pour préserver l’avenir des enfants de cette commune. La cantine scolaire est réalisée avec des produits uniquement bio. Une décision audacieuse, qui interpelle parents, citoyens et qui met en place une autre façon de penser la société chez les écoliers d’aujourd’hui et demain les futurs citoyens, acteurs plutôt que consommateurs. Un film porteur de beaucoup d’espérances, qui nous indique le chemin vers une société soucieuse de préserver l’avenir. De plus en plus d’études sur la santé des enfants montrent que leurs maladies de plus en plus fréquentes (cancers, leucémies foudroyante, allergies, problèmes respiratoires etc…) sont générées par les pollutions environnementales et alimentaires. On retrouve même certains polluants dans le cordon ombilical du nouveau-né. Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution Dimanche 1er mars, ce sera l’occasion, après la projection du film, de débattre, d’échanger, de réfléchir ensemble à ce qui peut être réalisé régionalement pour que notre région cesse d’être celle où le taux de cancer est l’un des plus élevés de France. Venez nombreux et invitez vos amis, voisins … Seront présents à ce débat plusieurs associations environnementales, élus locaux... Ce film est projeté au cinéma le Méliés métro Triolo Ligne1 :
Un moment d’échange aura lieu également le lundi avant la séance à 20h30 pour s’informer avant de voir le film :
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commentaires d’aprés séance : une séance qui a connu un plein succès en ce dimanche de vacances scolaires un film très complet dans son analyse Marie Blandin s’est jointe à Michel Autes pour contribuer au débat qui a intéressé une soixantaine de participants il a été question de restauration scolaire, de comment et/ou pourquoi on consomme, de comment avoir plus d’agriculture biologique, d’AMAP etc.... retrouvez l’interview réalisée auprès des participants par "La mauvaise herbe", de l’association Environnement Développement Alternatif, émission radio du dimanche 13h sur RCV La Voix du Nord en a parlé : Un filmpour alimenter le débat d’une consommation différente mercredi 04.03.2009, 04:52 - La Voix du Nord M-C.Blandin (à gauche sur la photo), sénatrice verte du Nord, a participé aux commissions dans le cadre du Grenelle de l’environnement. M-C.Blandin (à gauche), sénatrice verte du Nord, a participé auxcommissions dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Dimanche après-midi, le film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront » qui retrace l’engagement audacieux et optimiste d’une commune du Gard dans l’aventure bio, était à l’affiche du Méliès. Après la projection, des élus verts locaux, la sénatrice Marie-Christine Blandin et Michel Autès, le vice-président du conseil régional à la prévention et à la santé, ont lancé un débat sur les problèmes de santé liés à l’environnement avec une soixantaine de spectateurs. « Ça veut dire quoi bio ? », demande Édouard Chaulet, maire de Barjac, à des enfants venus lui vendre une brioche cévenole. « Ça veut dire pas traité », répond avec assurance un garçon d’une dizaine d’années. Dans leur village, soucieuse de préserver la santé de ses concitoyens, l’équipe municipale a décidé de proposer des repas bio aux enfants des écoles ainsi qu’aux personnes âgées. Une histoire retracée dans le film Nos enfants nous accuseront. De nombreuses études montrent que les maladies les plus fréquentes chez les enfants (cancers, leucémies, allergies...) sont générées par les pollutions environnementales et alimentaires. C’est un fait avéré. On retrouve même parfois certains polluants dans le cordon ombilical du nouveau-né. Volontés civique et politique Dans notre région, le taux de cancer est l’un des plus élevés de France. Pierre-Jocelyn Huyghe, conseiller municipal villeneuvois aux énergies nouvelles et renouvelables, invite les spectateurs à prendre la parole. Une jeune maman intervient. « Moi, j’aimerais bien que ça bouge dans chaque commune. Est-ce que la région va reprendre la démarche du maire de Barjac ? » Michel Autès répond que « suite au Grenelle de l’environnement, à partir de 2010, 20 % des repas des cantines scolaires devront être bio. C’est une injonction. Il faut travailler avec de la conviction. » Évelyne Redlich, responsable du service promotion de la santé de la ville, souligne les difficultés de la restauration collective. « La ville sert 7 000 repas par jour. Deux repas bio par mois sont proposés. À notre niveau, on peut travailler sur le cahier des charges, sur la traçabilité et les produits frais ». Un autre intervenant, à l’origine de la création des Amis de la terre de la Gohelle, se dit « effaré par ce qui se passe en France. On a vingt ans de retard par rapport à l’Allemagne ou des pays nordiques. On dirait que l’on découvre à peine l’existence de pesticides ». Et d’ajouter que « les citoyens ne doivent pas seulement se reposer sur les politiques. Ils doivent se prendre en charge pour devenir des citoyens concernés ». Annette Rimbert, conseillère municipale à Baisieux, explique que les consommateurs peuvent user de leur force et faire levier sur les volontés politiques. Elle prend l’exemple de l’AMAP qui va bientôt voir le jour à Tressin. Dans ce partenariat local, des agriculteurs vendent les légumes et les fruits à l’avance à des personnes intéressées. Elles peuvent donc bénéficier des produits frais de saison cultivés sans produits chimiques de synthèse. Suite à ces échanges, de nombreux participants se sont accordés sur le fait que « l’un des enjeux de changement de consommation réside dans la construction d’un véritable projet philosophique, moral et politique ». Tel le tocsin, les paroles du maire de Barjac résonnent encore dans toutes les têtes : « On n’a jamais eu autant d’arguments, on n’a jamais eu autant de résistances. Le coût de la santé, ça n’a pas de prix ! Dans notre démarche, il ne faut pas faire passer les comptables d’abord, il faut faire passer notre conscience ! » |
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