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Second EPR : Les Verts dénoncent la surdité et le clientélisme de Sarkozy

vendredi 30 janvier 2009


A l’annonce de la construction d’un deuxième EPR à Penly par Nicolas Sarkozy, Les Verts rappellent leur opposition la plus ferme et leur détermination à lutter contre la construction du réacteur nucléaire EPR, inutile, dangereux et coûteux.

Au lendemain de la manifestation qui a rassemblé plusieurs millions de français, inquiets de la baisse du pouvoir d’achat, les Verts sont outrés de l’indécence de Nicolas Sarkozy qui préfère le clientélisme industriel au bénéfice des copains, quitte à sacrifier l’intérêt général. Car, en pleine crise financière, Nicolas Sarkozy qui continue de bafouer le Grenelle de l’Environnement, dilapide les fonds publics, sans aucune perspective énergétique nationale réfléchie. Les Verts le rappellent, le nucléaire ne remplira jamais le portefeuille des français, pas plus qu’il ne contribuera à résoudre les problèmes de la crise énergétique et du réchauffement climatique.

Les milliards d’euros prévus pour la construction d’un deuxième EPR seraient autrement plus intelligemment dépensés s’ils l’étaient dans les domaines des économies d’énergie et des énergies renouvelables, créateurs de 11 à 15 fois plus d’emplois, pérennes et non délocalisables.

Les Verts demandent de stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique. Le chantier finlandais se révèle un gouffre financier alors que le chantier de Flamanville accumule les retards techniques.

Le contribuable français a d’autres soucis que d’enrichir les actionnaires d’EDF.

Pourtant, le gouvernement s’entête dans l’impasse nucléaire – issue d’une logique poussiéreuse de dinosaures au services de certains lobbys - quand les enjeux climatiques et la crise pétrolière nécessitent sobriété et efficacité énergétiques, et politique ambitieuse en matière d’énergies renouvelables.

Dans le nucléaire, seul le ridicule ne tue pas.

Des risques considérables, des dommages sanitaires avérés, des déchets durablement dangereux, une pseudo-indépendance énergétique, un coût volontairement sous-évalué, une prolifération observée notamment en Iran ou au Pakistan. Le nucléaire doit enfin rendre des comptes et adopter des principes démocratiques dont il s’affranchit depuis trop longtemps.

Les Verts seront nombreux à participer demain à la Manifestation à Mortain contre la ligne Très Haute Tension qui desservira le réacteur EPR en construction à Flamanville.

Cécile Duflot Secrétaire nationale des Verts


EPR à Penly : une décision cynique et dangereuse

Arras, le 30 janvier 2009

Hélène Flautre, députée européenne Verte et tête de liste Europe-écologie dans le Nord-Ouest pour les élections européennes du 7 juin 2009, dénonce avec la plus grande fermeté l’annonce de la construction d’une centrale EPR à Penly, en Seine-Maritime.

"Cette annonce tombe de l’Elysée, sans aucun débat préalable, dans la grande tradition du nucléaire français" observe Hélène Flautre. "Le président choisit la fuite en avant face aux impasses industrielles et financières de la filière nucléraire. Alors que le premier EPR, qui se construit en Finlande, n’en finit plus d’accumuler les retards, à tel point que les finlandais réclament 2,4 milliard d’euros de dédommagement, que le premier EPR français, en cours de construction à Flamanville dans la Manche, explose déjà le budget prévisionnel, cette annonce précipitée est particulièrement malvenue."

"Par cette décision, le Président français s’assoit sur le Grenelle de l’environnement mais également sur le paquet énergie-climat qu’il se targue d’avoir fait adopter sous sa présidence, au niveau européen, en décembre dernier. En effet, en portant l’effort industriel national sur le nucléaire, il affaiblit d’autant les capacités d’atteindre l’objectif de 20% de renouvelables d’ici 2020 et renonce à l’objectif d’améliorer l’efficacité énergétique.

"L’argument de la création d’emplois, dans le contexte de crise, est particulièrement fallacieux. Construire une centrale nucléaire crée certainement des emplois mais plusieurs études récentes convergent vers le résultat de créations d’emplois 4 fois plus importantes et plus pérennes dans le secteur des énergies renouvelables - biomasse, éolien, géothermie, hydraulique. Le scénario négaWatt évaluait ainsi récemment la création net d’emploi à 680 000 si la France se fixait pour objectif de réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. La relance économique et les emplois pérennes passent donc par le développement des renouvelables, la réduction de la consommation d’énergie, l’isolation des bâtiments, le développement des transports en commun et certainement pas par le renforcement d’une technologie obsolète, dangereuse et inefficace comme les coupures d’électricité durant la vague de froid de cet hiver l’ont montré.

Hélène Flautre appelle par ailleurs à la mobilisation ce samedi 31 janvier à Mortain à l’occasion de la grande manifestation contre la ligne THT (très haute tension) qui doit être construite entre l’EPR de Flamanville et l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne, alors que ses effets sur la santé et l’environnement ne sont toujours pas correctement évalués.

Hélène Flautre Présidente de la sous commission des droits de l’Homme