Feuille Qui Parle Numéro 1 — Juin 2003

Téléphonie Mobile - Antenne Relais

Responsabilité, Transparence, Ecoute

lundi 9 juin 2003, par anne


Dans toutes les communes de l’hexagone fleurissent sur les toits des antennes relais. A Villeneuve d’Ascq, le maire a pris un arrêté municipal réglementant l’installation de ces équipements. Par ailleurs, toute installation fait l’objet d’une déclaration de travaux déposée par les sociétés de téléphonie mobile auprès des services municipaux chargés de l’urbanisme. L’arrêté pris par le maire impose une distance de 100m, les Verts avaient proposé 300m des zones dites sensibles (crèches, écoles, etc ?). Une commission reçoit les opérateurs afin de mieux étudier leur projet avant l’autorisation des travaux. Les élus faisant parti de cette commission doivent prendre une position et adopter une décision protectrice de la santé des habitants. Les opérateurs exposent les conditions d’implantation des antennes tant sur le plan de l’intégration environnementale que sur le respect du décret pris par la mairie. Depuis quelques semaines, les habitants expriment leurs inquiétudes à propos des effets néfastes sur leur santé. Chaque fois que les associations ont souhaité être entendues, elles ont été reçues. Les dernières conclusions du nouveau rapport publié de l’Afsse semble remettre en question le principe de précaution. Ce principe repose pourtant sur des textes internationaux, communautaire et nationaux. Il doit être renforcé par un principe de responsabilité. La carence d’information et de transparence nuisent à la crédibilité des décisions prisent par les autorités locales. Il faudra, alors, établir un vrai dialogue. Là où les études se contredisent, les élus devront rechercher des éléments scientifiques objectifs loin de toute manipulation politicienne et productiviste et se tenir à l’écoute des citoyens. La charte qui est à l’étude à Villeneuve d’Ascq devra être mise en discussion aussi bien avec les habitants que les opérateurs. L’avance prise dans ce domaine par notre commune et à l’instigation des élus verts devrait nous pousser à beaucoup plus d’audace. Des études épidémiologiques devront être lancées. Comme il a été décidé dans la commission d’étude d’implantation, un recensement de toutes les antennes est en cours et des mesures d’intensité seront commandées par des sociétés indépendantes.

Marie Agbessi