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aprés le vote au conseil de la communauté urbaine Un équipement pour le Capitaldimanche 19 novembre 2006, par Ce vendredi 17 novembre 2006, la majorité des élus de Lille Métropole Communauté Urbaine a décidé, en votant la construction d’un stade de 50 000 places sur le site de la Borne de l’Espoir à Lezennes, non pas d’ériger un équipement pour la capitale des Flandres, mais un équipement pour le capital. Un ”e” en moins, une lettre qui change tout. Les élus Verts se sont opposés à ce choix. Loin de vouloir s’opposer au souhait de la plupart des supporters du LOSC d’encourager leur équipe favorite dans des conditions nettement plus décentes qu’au stadium nord de Villeneuve d’Ascq, les Verts se sont prononcés contre un projet démesuré, en complète inadéquation avec la capacité réelle nécessaire pour accueillir le public du LOSC, mais également contre un projet financé par la collectivité au seul profit d’intérêts privés. En effet, le montage financier en partenariat public-privé adopté par LMCU pour la construction de ce stade se caractérise par l’absence complète de contrôle de la collectivité territoriale sur l’administration du stade. Ni l’usage du site, ni le prix des places lors des matches et des spectacles ne pourront être contrôlés. Il n’est pas sûr que les plus précaires de nos concitoyens pourront y assister dans ces conditions. Les licenciés de Quebecor pourront-ils assister aux concerts de Madonna à 150 € ? Non, certainement. Comment leur expliquer dans ces conditions de telles orientations financières ? La construction de ce stade, passée la phase même de sa construction (qui profitera certainement à quelque grosse entreprise du BTP), apportera-t-elle quelque bienfait en terme d’emploi ou de dynamique économique dans son environnement immédiat ? On peut déjà en douter. Le site de la Borne de l’Espoir est situé dans une zone périurbaine exclusivement composée de magasins de grande surface. Aucun commerce de proximité, aucune habitation non plus. Alors que, comme les Verts l’avaient suggéré, créer un équipement sportif à dimension humaine au sein d’un quartier populaire, Lille Sud, aurait pu contribuer à dynamiser ce secteur de la ville, comme à rétablir une continuité dans le tissu urbain entre les parties de la ville situées de part et d’autre du périphérique, le projet voté par LMCU vient se perdre dans un néant urbanistique. Seuls les actionnaires du LOSC y trouveront leur compte. Ce montage mal ficelé de partenariat public-privé revient de fait à confier le carnet de chèques de LMCU à des actionnaires qui ne prendront aucun risque mais toucheront une rémunération. Et signer en blanc un chèque d’un montant pouvant s’élever à 486 millions d’euros, sur 27 ans, les Verts n’y sont pas prêts. Un tel choix revient à long terme à complètement hypothéquer tout autre projet d’équipement de la Métropole pour les 27 ans à venir, en ce compris les équipements destinés aux sportifs amateurs. Car les Verts sont bien favorables à la pratique sportive, voire plus généralement à la généralisation de l’activité physique, dans la mesure où ces pratiques contribuent à la création du lien social, à la dynamique d’un quartier, ou encore à une bonne hygiène de vie favorable à la prévention des maladies cardio-vasculaires. Comment justifier alors, au nom de la réalisation d’un projet de prestige, d’un "éléphant blanc", l’abandon de la construction ou de la rénovation de tout équipement de proximité (salle omnisport ou salle polyvalente, piscine), dans la mesure où un majeure partie de l’argent public des 27 prochaines années servira essentiellement à éponger la dette contractée pour la construction de ce stade de 50 000 places ? Les associations sportives qui verront dans les prochaines années leurs équipements tomber en décrépitude faute de moyens pour les entretenir apprécieront.... Les élus verts ne se seraient pas opposés, même sur le site de Lezennes, à la construction d’un stade de 35 000 places monofonctionnel, dans le cadre d’un partenariat public privé où la collectivité territoriale gardait un contrôle sur l’usage de l’infrastructure, le prix des billets et la rémunération des actionnaires. Ils ne pouvaient par contre pas soutenir un projet d’essence purement libérale, où l’argent est concentré dans les mains des actionnaires et les dépenses prises en charge par l’ensemble des citoyens. Le rayonnement économique, culturel, sportif et humain de notre métropole, auquel nous tenons tous, mérite mieux qu’un équipement surdimensionné au service de l’argent roi, aux frais et risques des contribuables. |
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