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Nord Eclair - 14/11/2006 Projet ascquois enterréBis repetita. mercredi 15 novembre 2006 Il faudra aller ailleurs qu’à Ascq pour pratiquer le roller ou le skate sur une structure adaptée. Il n’y aura pas de skate park à Ascq. Devra-t-on quitter les centres villes pour pratiquer le sport ? Avec l’abandon du projet et après l’affaire du stade Théry, l’adjoint aux sports Jean-Michel Molle se pose la question. Voir en ligne : Le Conseil de Quartier d’Ascq en a parlé. Après la tribune du stade Théry, c’est le projet de construction d’un skate park à Ascq qui fait les frais de la modification de la loi sur le bruit. Les simulations ont rendu leur verdict : 26 décibels de plus que les mesures prises sur le site prévu un jour de semaine, c’est 21 de trop. « Je n’ai pas l’impression que ce soit beaucoup, mais la loi est là », regrette l’adjoint aux sports et à la jeunesse Jean-Michel Molle. Projet porté par les jeunes Outre les services municipaux, le dossier avait pourtant mobilisé les jeunes skateurs du quartier. « Ils ont extrêmement bien travaillé et méritent mieux que le sort qu’on leur réserve aujourd’hui », note l’élu. Après la destruction de la rampe vétuste située à proximité du stade Beaucamp en 2003, les pratiquants ont réclamé une nouvelle installation. Avec les services de la municipalité, ils ont visité plusieurs sites du département (à Roubaix, Willems et Saint-Amand) et ont réalisé trois études. Le choix du site est arrêté aux abords du terrain synthétique du stade Beaucamp, au dam de certains riverains qui le font savoir lors de réunions de quartier. « Nous avons eu une dernière réunion avec le maire au mois de mars 2006 où on a présenté nos envies, relate l’un des skateurs ascquois. Il devait refaire des mesures de bruit et nous recontacter. » Depuis, plus de nouvelles. Et pour cause, le projet est à l’eau. « Bâtir un skate park pour en arriver au même point que le stade Théry... » déplore Jean-Michel Molle. « Au départ on pensait que cette activité était un phénomène de mode, mais il n’en est rien, poursuit-il néanmoins. Il n’y a aucune raison que le skate ou le roller n’aient pas droit de cité dans notre ville. » La perspective d’une installation ascquoise étant abandonnée, la ville réfléchit à d’autres endroits susceptibles d’accueillir l’équipement. Lors de la dernière agora d’Ascq, le maire avait confié être sur deux pistes (voir notre édition du 19 octobre). Ce que confirme son adjoint à la jeunesse sans, lui non plus, préciser lesquelles : « Nous sommes toujours à la recherche d’un terrain. Moi, peu m’importe que ce soit sur Ascq. » Pour les skateurs, la proximité a toutefois son importance. « On est jeune et on n’a pas forcément le permis, précise l’un d’eux . Alors, si c’est loin, ce n’est pas évident. L’idéal, c’est de pouvoir s’y rendre en skate. Donc, si c’est à Annappes, à Brigode ou à la Haute-Borne, ça va encore. » « Attention au fossé intergénérationnel » Au-delà du skate park, se pose une nouvelle fois la problématique de la pratique sportive en ville. « Je dis à tous les présidents de fédération ou de ligue d’être vigilants, car si ça continue on ne pourra plus faire de sport en milieu urbain », prévient Jean-Michel Molle. « Là, on ne veut pas d’un terrain de rugby, là, on refuse le skate park, ailleurs, on râle sur le stand de tir... poursuit-il. Attention, on conforte un fossé intergénérationnel. » L’élu, qui se déclare « meurtri » par l’affaire du stade Théry, concède pourtant qu’il ne faut pas construire n’importe quoi, n’importe où. « Je comprends qu’avec le stress d’aujourd’hui, il y ait des lois, dit-il. Mais il ne faut pas les détourner abusivement au profit d’intérêts égoïstes. » Et de parler d’un grand skate park canadien, qu’il a visité lors de vacances, construit près d’habitations et où les parents se rendent avec leurs enfants... Une utopie à Villeneuve d’Ascq ? « Chez nous, il n’y a pas encore cette mentalité. » JULIEN GILMAN |
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